Les
valeurs créent les valeurs : Wickert rencontre... Bill
Kaulitz
Berlin est vraiment la ville où je préférerais vivre. Car Berlin
est pour moi une métropole. De quoi se constitue une métropole ?
Une métropole, c’est avant tout l'internationalité et je
trouve que les villes brisées sont belles, dans la brisure d'une
ville pousse quelque chose de nouveau. Est-ce qu'il y a des gens
qui viennent ici et qui se disent « Ici, on veut essayer quelque
chose » ? Il y a des personnes de toutes les nationalités qui
viennent ici car ils trouvent un espace de liberté et parce qu'il y
a ici quelque chose que les autres villes n'ont pas. Je trouve la
biographie de ce jeune homme très captivante car il s'est créé une
identité propre très jeune. Et il a simplement dit « Je veux être
différent des autres même si les autres me harcèlent moralement
pour ça ». Et je trouve ça passionnant.
Bill: Quand Wickert a écrit dans le Tagesthemen,
je devais avoir 16 ou 17 ans je crois. Bien sûr, ce n'était pas
quelque chose que je regardais mais c'était une notion importante
pour ma génération. Tout le monde la connaît, elle a eu un rôle
important. On sent qu'il était vraiment derrière les thèmes qu'il
présentait, que ce n'était pas juste un présentateur de JT
quelconque qui raconte je ne sais quoi, mais plutôt qu'on pouvait
vraiment comprendre ce qu'il disait sans avoir le sentiment d'être
montré du doigt. Même ma famille a été conquise et était très
troublée quand je leur ai dit que j'allais rencontrer Ulrich
Wickert. Je suis très heureux de le rencontrer. Cet hôtel, c'est
l'hôtel où nous descendons tout le temps quand nous sommes en
Allemagne, un peu comme une maison.
Wickert: Vous avez habité pendant trois mois dans
cet hôtel après votre opération ?
Bill: C'est ça. Ça faisait longtemps que je
n'étais pas descendu ici alors quand je suis revenu ils ont été
super gentils et m'ont donné une chambre personnelle et quand je
suis rentré dans la chambre, je ne m'y sentais pas bien alors ils
m'en ont donné une autre. C'était vraiment une des phases les plus
angoissantes et stressantes de notre carrière parce que j'avais
perdu ma voix et je m'étais fait opérer c'était vraiment compliqué
parce qu'on ne savait pas ce qui allait se passer.
Wickert: Qu'est ce qu'il s'était passé avec ta
voix ?
Bill: J'avais des kystes sur les cordes vocales
qui s'étaient presque rejoint, du coup je devais vraiment forcer
pour sortir les sons jusqu'à ce que je perde ma voix.
Wickert: Mais alors tu as fait comment pour
communiquer ? Tu as écrit sur des feuilles ?
Bill: Oui, c'est ça, j'avais une feuille ! Et bien
sûr mon frère m'a aidé car nous sommes jumeaux alors il suffisait
qu'il me regarde pour savoir ce que j'allais dire. C'était vraiment
bien, il a été un peu ma voix à l'époque.
Wickert: Du coup, c'est le partenaire idéal
?
Bill: Absolument ! Oui, je veux dire, c'est un
partenaire et un partenariat qui de toute façon aura toujours une
place dans ma vie.
Wickert: Avez-vous l'impression qu'il y a le fort
et le faible entre vous deux ou alors est-ce que l'un est comme ça
et l'autre autrement ?
Bill: Je pense qu'on se complète totalement. Nous
avons chacun nos faiblesses mais par exemple, notre énergie ou
quand l'un est de mauvaise humeur ou va mal, l'autre le reprend et
l'encourage.
Bill: C'est un studio très célèbre, où des albums
très connus ont été produit comme par exemple David Bowie, des gens
très célèbres ont enregistré ici.
Wickert: Une question que je me suis posé, c'est
que chacun a son identité. L'identité se construit en fonction de
comment on grandit et avec la langue, à travers ce qu'on entend,
par la famille aussi. Tu as commencé à créer ta propre identité à
l'âge de 8 ou 9 ans. Comment c'est possible ?
Bill: Alors Tom et moi avons grandi de manière
totalement identique jusqu'à 6 ou 7 ans, on portait les mêmes
habits, des pulls où nos prénoms étaient écrit dessus afin que les
profs puissent nous
différencier. Et après, nos intérêts se sont complètement
différenciés. Musicalement aussi ! Tom écoute de la musique très
différente de ce que j'écoute. Et on s'est développés dans des
directions très différentes, peut-être parce qu'en tant que
jumeaux, on a toujours été pris en considération en tant que
jumeaux. Les gens ne nous appelaient pas par nos prénoms, on était
« les jumeaux » et je crois qu’inconsciemment, on a essayé de
grandir totalement différemment et de créer notre propre
personnalité et c'est beaucoup passé par notre apparence. Bien sûr,
on est passé par beaucoup de phases différentes mais elles étaient
toujours très extrêmes chez nous. Il avait un look très extrême,
j'avais un look très extrême et à nous deux, forcément, on se
faisait énormément remarquer. Et ça n'a pas été facile. Depuis que
je suis jeune, c'est important pour moi d'être libre, j'ai toujours
eu un rebelle en moi et je l'ai encore aujourd'hui ; il veut
s'exprimer et il veut être libre. Pour moi la liberté, c'est
vraiment ce que j'ai de plus important.
Wickert: Le mot « liberté » est à mes yeux un
concept incroyable mais tu t'es déjà rebellé car tu pensais que tu
n'avais pas cette liberté.
Bill: J'étais traité de manière inéquitable. J'ai
toujours cherché la voix difficile. On a toujours discuté à mon
sujet, j'ai toujours eu mon avis et tant que je n'enfreignais pas
la loi, je pensais que c'était bon pour tout le monde. Mais on
avait de très gros problèmes à l'école. Ma scolarité a été
l'horreur absolue, j'ai vraiment détesté y aller tous les matins.
Quand je regarde en arrière, je me dis que, ouais, je me suis quand
même vraiment compliqué la vie. Mais plus les gens se battaient
contre mon apparence « Non, il ne peut pas venir à l'école avec les
yeux maquillés en noir, c'est pas possible, et Tom ne peut pas
amener sa guitare etc », plus on a... plus je maquillais mes yeux
le lendemain, plus j'exagérais ma coiffure... ouais, on a pas pris
le chemin le plus facile. Mais j'avais toujours des bonnes notes à
l'école, toujours pour moi-même évidemment, et je voulais aussi
être traité comme tous les autres.
Wickert: Quand quelqu'un me déçois, peu importe
pourquoi, je me dis il est comme ça et je n'ai rien à faire avec
lui. Parfois, je suis très radical mais peut-être que je fais ça
pour me protéger.
Bill: Oui, je crois qu'on cherche des gens qui ont
les mêmes valeurs que nous et même quand on croit au premier abord
que ça pourrait marcher, il faut du temps pour qu'on voit les
choses de la même façon. Dans les questions de relation, comme au
travail avec les partenaires. Je pense que c'est pareil. Mais tant
qu'on a des gens qui nous haïssent et en même temps des gens qui
nous aiment, on ne sait pas ce qui est le mieux. Je pense que quand
on a des attentes et qu'on les formule, qu'on communique et que
après une liberté irradie, que certains n'osent peut-être pas
avoir, l'amour et la haine sont très proches l'un de l'autre. J'ai
le sentiment que, tant que ça sera comme ça, tout va bien et que
l'on fait ça bien aussi. Je me suis toujours senti plus à l'aise à
penser qu'il y a des gens qui ne t'aiment pas et qui ont quelque
chose contre toi car à la fin de la journée.
Traduction par Maryne Bernard
pour Tokio Hotel : Le journal des fans.
Edit 08.12.12
http://werte-schaffen-werte.de/wickert-trifft.html
Bill: Non, je ne le peux pas.
Traduction par Maryne Bernard pour Tokio Hotel : Le journal des fans.
Edit 19.12.12
TOKIO HOTEL Facebook -
19.12.12
"Merci! Bill vient de remporter la
meilleur campagne de 2012 pour "Wickert Trifft Kaulitz"
!
Source : http://www.horizont.net/aktuell/marketing/pages/protected/Top-15-Die-besten-TV-Spots-des-Jahres_112039.html
Traduction by Tokio Hotel France [Official Fan Club]
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Edit
20.12.12
RTL Punkt 6 -
20.12.12
RTL Punkt 9 -
20.12.12
RTL Punkt 12 -
20.12.12
Edit 26.12.12












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